mardi 26 février 2008

Le bois brûlé










Dans la forêt au bois brûlé
on n'entend plus le rossignol chanté.
Seul l'odeur âcre de la fumée
un souvenir d'encens. Liberame.


Je ne suis plus dans la tristesse
ni dans la révolte
ni dans le désepoir
je ne suis nulle part
je suis dans la forêt au bois brûlé.


Les arbres ont fait de leurs branches
des croix pour un Requiem Eternam.
Mon coeur n'en peut plus du Souviens-Toi
il gratte la terre charbonneuse
à la recherche de l'enfant perdu
en cendre.


Ecoutez le chant du bois brûlé
le hurlement muet qui résonne
dans la cathédrale des troncs calcinés.

4 commentaires:

Laura a dit…

Ton texte m'a fait penser à un court récit de Paul Willems "la cathédrale de brume". C'est un très beau texte qui te plairait sûrement.En voici un court passage:
"Debout sur le tapis de lierre, en entendant sans l'écouter la musique des irirs, on était saisi par une sorte de ravissement muet. On devenait silence. Aucune voix même au plus profond de soi ne s'élevait. L'être entier se portait en un élan intense vers quelque chose mais quoi?......On se portait vers quelque chose dont on ignorait la nature. Vers tout. Vers rien.....On n'aurait même pu rien se dire à soi même, car on ressentait une sorte de vide bienfaisant, comme si l'homme qui habite en nous, qui nous questionne et qui nous juge, était absent. Mon père me disait qu'il avait compris alors que les réponses aux questions ne sont jamais données par les explications mais par l'acceptation de la douleur et de l'angoisse"

Estourelle a dit…

C'est tout à fait ça, en fait ces moments là sont rares et bienfaisants tout en étant ni euphoriques ni angoissés mais peut-être dans l'écart entre les deux...
C'est ce que je cherche et trouve dans la poésie et dans l'élan poétique, un vide où quelque chose traverse...

Tisseuse a dit…

plus tard cela amène aussi de la fertilité le bois et la terre qui ont brûlé

ton texte est superbe ;-)

L'arpenteur a dit…

Quel magnifique texte avec bien sur une résonnance si particulière.
Bises
François