lundi 11 février 2008

SOI



Visage du passé opaque.
Visages fantomatiques
bloc granitique.
Se dessinent les contours
se devine la forme esquissée.
Matière figée
silence de l'énigme.

Au coeur de la pierre
un indicible
cherche à se dire.
Roche taillée
coeur tailladé.

Le regard dans l'obcurité
perçant la dualité accède au Soi.
Dans le noir au centre de l'obsidienne l'oeil voit

4 commentaires:

Laura a dit…

En écho à ton texte, ces lignes de Roger Caillois:
"Je parle des pierres plus âgées que la vie et qui demeurent après elle sur les planètes refroidies quand elle eut la fortune d'y éclore.Je parle des pierres qui n'ont même pas à attendre la mort et qui n'ont rien à faire que laisser glisser leur surface sur le sable, l'averse et le ressac, la tempête , le temps."
"Il est des pierres qui engendrent".

estourelle a dit…

Beau texte!! ça me rejoint bien!
Les pierres aussi sont des "compagnons" de vie!

L'arpenteur a dit…

j'aime beaucoup cela :

"Au coeur de la pierre
un indicible
cherche à se dire.
Roche taillée
coeur tailladé"

j'aimais également le poème que tu avais laissé en été sur le Scriptorium, avec la même illustration.

Tendres Bises

Estourelle a dit…

0h cher cousin t'entendre efface les bleus à l'âme !!!
Rejoindre un jour les prairies bleues de l'innocence!!
et une bise comme un bleuet!!