dimanche 23 novembre 2008

L'arbre


Les branches du jour
en attente du possible réveil
sommeillent
sans renoncement.
Se suspend juste un temps
l'effervescence de la sève.


On envie un peu l'ascétisme
l'acceptation du dépouillement
des branches.


l'homme qui marche
se drape d'orgueil
en toute saison!


l'homme qui parle épuise
ses racines.
L'homme qui regarde
sonde le coeur du bois,
se creusent en lui
des rivières souterraines
il devient frère
de l'arbre;
silencieux.

5 commentaires:

L'arpenteur a dit…

juste pour te dire que je pense à toi ... bises cousinières mais nénamoins douces et affectueuses

Laura a dit…

J'aime bien "l'homme qui regarde...devient frère de l'arbre silencieux"

Tisseuse a dit…

oui, beaucoup de fraternité dans ce thème de l'arbre ;-)

estourelle a dit…

merci à tous trois!
et la photo est celle du grand chêne en hivers à Comper (toujours brocéliande qui n'en finit pas de me faire rêver) et comme disait le barde Taliésin:"J'ai été arbre au bois mystérieux"... (^!^)

azalaïs a dit…

si l'on pouvait percer le langage des arbres! ils sont si proches de nous, parfois, je les désire comme des hommes!