vendredi 11 avril 2008

Vincent







De quel bleu de quel vert sont tes toiles
ce mélange de terre et de ciel
les couleurs mêlées en des épousailles.
J'ai besoin de ta lumière
de tes oliviers tordus par le vent
de ton bleu de ton vert.

Et ton regard délavé
que tu portes sur le monde.
Est ce d'avoir saisi le réel
avec cette telle violente
intensité qui t'a volé ton réel ?

Ta peinture est un ravissement
qui me projette dans le réel,
ton réel malgré tout
malgré nous.

J'ai besoin de ta lumière
de tes bleus de tes verts
et le vent dans les arbres...

jeudi 3 avril 2008

défi









Au pâle dénuement du temps l'oiseau attend l'oeil fixé sur le bleu.
Les embranchements du jour racontent un possible avenir.
Aux intersections plusieurs voies possibles et toujours le bleu happe.
Au carrefour du temps se dessine une attention qui déniche
les impostures. La densité de l'air rend l'écorce plus vulnérable.
La mue des troncs dessine des chimères.
Le vent s'échine sur la moindre poussière, égare les repères.
L'oiseau maître du jeu défie le vent défie le temps, indifférent.
Quelle insolence avant le déchirement. Quelques plumes et os
qui vont se disloquer bientôt.