mardi 13 janvier 2009

Instant




Instant pétrifié
instant figé
instant gelé
instant immobile.


Illusion d'un temps
suspendu
particules arrêtées
molécules endormies.


Le rêve de l'éternel instant
est tentant
pourtant je préfère
le ruisseau qui court
sans cesse après
les chimères


mon esprit qui vagabonde
et caracole
comme l'onde
mouvante
des courants


les traits d'argent
du poisson filant
dans l'océan
ou le vent dansant
dans les herbes
des hauts de chaumes.

2 commentaires:

Tisseuse a dit…

moi aussi je préfère le vif argent à l'instant paralysé, arrêté

et ton poème le dit joliment ;-)

Laura a dit…

Laissons vagabonder nos esprits au gré des instants fugitifs....