mardi 24 mars 2009

Hall




En un lieu ordinaire
lieu de passage
hall banal
un poète s'est arrêté
son regard a traversé
corridors escalators
portes ouvertes sur la ville
vitres séparant
le dedans et le dehors
d'une fragile façade.


Traçant des mots solaires
de son coeur solitaire
il accède aux portes invisibles
de l'espace intérieur


guetteur veilleur
attentif aux visions
aux signes cachés
dans la rumeur du monde.


Et si derrière le rideau obscur
des formes apparentes
se déroulait une autre scène
une vie derrière la vie
une danse oubliée,
le chant ancien
d'un vieux chaman
perdu depuis longtemps
dans les ruines
d'une histoire humaine.

Photo: Alain Alexandre

2 commentaires:

Laura a dit…

"Et si derrière le rideau obscur
des formes apparentes"
dansait l'elfe
qui nous soutient...

Et puis quelques mots d'Antoine Emaz
"Je n'est pas un autre: je suis plusieurs dans la même peau. Selon les moments, çà se bouscule un peu, et contradictoirement, au portillon; Faudra qu'"ils" fassent avec, il n'y a qu'une peau disponible."

estourelle a dit…

Cela est bien vrai!