mercredi 28 octobre 2009

Me voici dans le noir



Je me souviens seulement d'une ondée de soleil, d'une lumière versante,

et du silence des bois, en attente de pas.
Et la certitude de ce chemin,
de ce sentier plein, terreux,
et la tranquille turbulence du sang.
Même si ce furent des ailes: je m'enlisais
dans une terre molle, boueuse.

Fabio Pusterla
(Ed. Empreintes 2001, trad de l'italien par Mathilde Visher)

2 commentaires:

Laura a dit…

En écho à ce texte de Fabio Pusterla qui me parle bien, un autre de lui:"Bois de la folie"

Il y a des troncs noirs qui montent
en bel ordre vers une voûte sombre
et de jaunes rayons pleuvent entre les branches
en larges roses de lumière;
sur le sol, un mélange
de feuilles, de bois pourris. Il y a le silence
des châtaignes trouées, des bogues. Ni bêtes,
ni oiseaux. Il n'y a rien
d'étrange ou d'alarmant.
Mais si quelqu'un criait,
on ne sait où irait son cri, peut être aux branches
où pendre comme un sac
oblong, méconnaissable. Si le cri
n'est pas entendu, que fait-il,
que devient-il? Où vont les cris inécoutés, quelle énergie
déchainent-ils?

Estourelle a dit…

http://estourelle.blogspot.com/2008/03/bois-de-la-folie.html

D'un écho à l'autre...

On tourne toujours autours des mêmes énigmes!