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samedi 31 juillet 2010
mardi 27 juillet 2010
Hommage

La présence fleurit quelque part
dans l'embrasure
sa fulgurance nous saisit
les roses trémières de l'été
n'en finissent pas de rouvrir
la blessure de l'absence
Les fenêtres closes
les yeux fermés
recueillent les pensées
fleurs de vie
Hommage des tiges hautes et fières
ton regard m'accompagne
la sève des souvenirs
traverse les ondes
nous transforme souterrainement
lundi 19 juillet 2010
Hommage

Un jour de plus augmenté d'un jour
Le village presque uniquement peuplé de roses trémières,
un fil maintient haut la population des tiges pour laisser
passage aujourd'hui à quoi ? à la fraîcheur océane,
à un instant de fraîcheur océane.
...est-ce une fois pour toutes l'éternité ? la
fraîcheur, est-ce la voir disparaître, cette éternité ?
Le jour où j'ai vu l'air, aura biffé comme je vois.
Ce vide dans la parole qu'oreille, bouche, regard ont forée,
je l'habite.
André Du Bouchet
mercredi 14 juillet 2010
Un mot
__________Faire voyager les livres
__________puisqu'ils nous font voyager
des mots se livrent__________ un héritage léger
se dévoilent _______________ un froissement de l'air
nous sont transmis__________un pont entre deux rives
___une parole vive
___nous déplace
___alors que nous ouvrons
___au hasard la page
___et qu'un mot improbable
___nous parle
___nous rejoint
___nous brûle
___nous consume
___et ouvre_______le vide__________transfiguration
on pose le livre sur les genoux
le regard porté loin
nous n'irons pas plus loin
un seul mot suffit
et c'est le mot ___voir ___________aujourd'hui
sur ce banc
jeudi 8 juillet 2010
dimanche 4 juillet 2010
Coeur à la roue
Le craquement des fibres dans la nuit
Le bloc taillé dans la chair qui durcit
Cette statue intérieure que moi-même je sculpte
Cette forme abritée qui devient nette et dure
Ce repli dans le cœur qu'on ne verra jamais
Ces lignes dans l'esprit plus clair que tu méprises
Le cristal rigoureux que la passion irise
Le rendez-vous manqué
Rien ne fera d'un pont à l'autre la lumière
Rien ne fera jouer les gonds rouillés de l'épaisse portière
Il suffirait d'un geste à peine dessiné
D'un mouvement de lèvre sans murmure
D'un regard sans intention trop arrêtée
Il suffirait de rien
Mais rien ne suffira
Dans la nuit de velours
Masque du vide
Pierre Reverdy "cœur à la roue"
Extrait de Ferraille (1937)
Photo de Joël
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