mercredi 26 mars 2008

Passage




Déchirer les ténèbres d'un autre cri
de rage de colère délivrer l'oubli
ouvrir une brèche, se ruer vers le ciel.


Enseveli sous les décombres
endormi sous les ombres
vit un jardin entre ciel et terre.


Dans le hamac du temps
des traces de bonheur fané
un ressac d'histoires sans fin.


La lointaine muraille se rit
de nos essoufflements
le passage est incertain.


Le chemin nous tord
comme ces troncs noueux
la souffrance nous essore
et nous mord.


Toucher l'azur du doigt
tendre son visage au vent
la fatigue des jours
tombe en lambeaux.


Ne reste au creux des mains
qu'un fin duvet d'oiseau
âme légère, plume vive
qui s'envole entre les cimes


passe les parois tranchantes
orgueilleuses,
derrière il y a d'autres forêts,
d'autres rochers, d'autres horizons.


Personne ne sait la fin de l'histoire
la vie qui s'enfuit, les énigmes
les énigmes qui nous laissent
à jamais le coeur battant.


Le regard s'attarde un instant
tente de capter l'infini
"les lointains si bleus".


En vain.

2 commentaires:

Tisseuse a dit…

les dentelles de Montmirail : sentiment d'absolu, par ce relief, ces falaises calcaire, et le fait de s'être élevé en si peu de mètres

aux pieds s'étend la plaine....
moment de paix....

sinon, en ce qui concerne les énigmes : les plus belles, mais les plus mystérieuses sont en nous

Laura a dit…

La faille , la brèche où il faut toujours s'engouffrer pour retrouver son souffle et son assise...