J'aime ces mots
jetés au hasard
dans ce blog
le tout formant
un chaos
indescriptible
un fourre-tout
de l'imaginaire
inclassable
invraisemblable
dans lequel
je me love
I love
these words
poussières
d'étoiles
I love Mirò
also
Tableau de Mirò
J'aime ces mots
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le tout formant
un chaos
indescriptible
un fourre-tout
de l'imaginaire
inclassable
invraisemblable
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poussières
d'étoiles
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Tableau de Mirò
perché en hauteur
le poème s'échappe encore
sans qu'on y accède
mais dans le décor
tout aux creux de l'ombre veille
un rien qui se donne
écho passager
frémissement qui surprend
d'un temps en suspend
ai - je assez ruminé
éreinté le je marchant
et le souffle court
Hameau de l'Écot en Vanoise
Soleil de proie prisonnier de ma tête, Enlève la colline, enlève la forêt. Le ciel est plus beau que jamais. Les libellules des raisins Lui donnent des formes précises Que je dissipe d'un geste.
Nuages du premier jour, Nuages insensibles et que rien n'autorise, Leurs graines brûlent Dans les feux de paille de mes regards.
A la fin, pour se couvrir d'une aube Il faudra que le ciel soit aussi pur que la nuit.
Paul Eluard dans capitale de la douleur, poème intitulé Joan Miró – 1926
Tableau de Miró intitulé labyrinthe bleu
le veilleur attendait la paix
tout au fond d'un jardin secret
des fleurs embaumaient seul l'oiseau
chantait joyeux sous les rameaux
"...Qu'une centaine et - à l'heure où vous lirez ces lignes -, que plusieurs centaines d'écrivains décident de quitter Grasset est loin d'être anodin: à travers leurs refus de souscrire à l'autoritarisme de Vincent Bolloré, quelque chose se dit d'une possibilité de résister.
On dira qu'ils s'arrangeaient bien jusqu'à présent d'être les otages d'une maison d'édition aux ordres d'un milliardaire d'extrême droite; mais c'est que précisément quelqu'un les protégeait en leur garantissant la liberté de penser et d'écrire: ils avaient un éditeur, ils avaient Olivier Nora.
L'oligarchie comme religion ne peut qu'aboutir à une religion de l'oligarchie, c'est à dire à la brutalité de l'accaparement, à la violence de l'empire. Son autorité ne se justifie que d'elle-même: elle est donc idéologique, et c'est d'une idéologie sans réplique. Lorsqu'une oligarchie s'empare d'un territoire, c'est pour l'annexer à son profit: ainsi de l'opération nettoyage culturel menée en France depuis quelques années par Vincent Bolloré.
Car le monde des affaires rêve toujours de faire le ménage, autrement dit de nettoyer les cerveaux. Que la littérature ait perdu de l'influence ne doit pas cacher à quel point sa liberté profite à tous: un livre libre rend libre des milliers de personnes. Des esprits muselés produisent des mondes éteints; des esprits libres, au contraire, ouvrent les mondes pluriels, contradictoires multiples.
J'entends parfois parfois parler de "bien-pensance" à propos du monde de l'édition. C'est précisément le contraire qui a lieu: si le capitalisme d'extrême droite, ce nouveau conformisme planétaire, s'obstine tellement à vouloir karchériser le milieu intellectuel et à contrôler le monde des publications, c'est parce qu'il hait cette effervescence de la complexité qui s'appelle la pensée - c'est pour que règne partout l'absence de pensée. Car soyons clair: l'extrême droite, c'est la misère intellectuelle, la nullité poétique, les égouts de la littérature. L'extrême droite, ce sont les poubelles de l'édition."
Yannick Haenel