j'ai erré dans la ville masquée
le long des murs terré, le désespoir !
ai-je cru en l'avenir sans voir
qu'allait se défaire l'humanité !
le cri bâillonné, les yeux parlent
ils rêvent d'un ailleurs lointain
d'un rire déferlant dans le matin
défiant la mort, une porte océane
"entends la mer
qui te remonte
dans la gueule"
chantait Ferré
it's a long time ago
"Quand le poète peint l'enfer, il peint sa vie:
sa vie, ombre qui fuit de spectres poursuivie;
Forêt mystérieuse où ses pas effrayés
s'égarent à tâtons hors des chemins frayés;"
Victor Hugo les voix intérieures (1837)
La peinture est du grapheur VIZA

1 commentaire:
Je ne sais que te dire mais je te le raconte à ma manière, sans repentir ni surplomb.
Je ne vis pas pour te l’écrire mais, dans cette hésitation permanente, trame de cet exercice, écrire nous permet de prolonger les observations, remarques et nouveautés qui font le miel du quotidien voyage.
Car, comme nous tous, si l’on veut bien y être attentifs, nous avons, au cours de notre unique voyage, plusieurs vies, nous portons, sur la scène du monde, plusieurs masques, nous sommes, chemin faisant, plusieurs personnes que recouvrent, saison après saison, leur enveloppe humaine.
Et ce que je te dis là, ce matin, dans la petite lueur de l’aube naissante, j’espère que d’autres que moi, pourront l’écrire un jour, à leur manière, selon la forme de leur récit et l’attention portée, non à la fumée de leurs vies, mais au feu qui les anime et les renouvelle.
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