Je suis une ombre qui marche Je voulais prolonger
dans le débordement le souviens-toi
des vanités faire revivre le voyage
dans l'étalement du luxe jamais le même
je circule oublier la mort
dans un théâtre d'ombre retourner à Venise
je me sens lumière retrouver
soudain ton sourire
se retrouver à l'ombre
Mais viennent encore du parc Savorgnan
ces heures brèves près de la calle del Ghetto Vecchio
où tu arpentais sereine redessiner l'aleph
les ruelles avec lassitude le commencement
empêchant le temps jusqu'à l'amuïssement du désir
de se dérober dans le silence bleu
d'un matin parfait
J'expérimente l'effacement Un souffle léger imperceptible
dans cette ville lumière un sourire intérieur
on s'épuise au fond des yeux
à trouver une direction à peine esquissé
un but un sens et sur les lèvres
on en devient austère cette barque fragile
squelettique passant entre ciel et terre
on disparait d'un rivage à l'autre
Estourelle
2 commentaires:
YES !!!
;-)
Tu y es arrivée: Bravo! Et vive Venise!
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