La main à plume Prolonge le corps Sans qui l’esprit Ne nous serait connu
Je lis le blason du Corps d’un poète anonyme du XVI° siècle qui me ressemble Portant ce corps qui veille et dort
Plume en l’absence De tous et toutes Celles qui liront Ces vers en rond
Leur front pensif ou en attente d’une pensée ouverte qui les réjouit
Leur cœur battant de joie ou de tristesse d’amours contrariées de peur de se défaire
Mais ceux et celles Qui l’écrivent à la main Sur papier de première Avec grâce et lenteur Deviennent aussi rares Que lecteurs de Délie ou de L’adolescence clémentine
Soyons cléments Ma plume Que poème Délie Et mon corps à présent Mis entre parenthèses Laisse le somme enfin Envahir son esprit
"Délie" Maurice Scève "L’adolescence clémentine" Clément Marot
3 commentaires:
la plume
va
dans le ciel
blanc
LA MAIN À PLUME
La main à plume
Prolonge le corps
Sans qui l’esprit
Ne nous serait connu
Je lis le blason du Corps
d’un poète anonyme du XVI° siècle
qui me ressemble
Portant ce corps
qui veille et dort
Plume en l’absence
De tous et toutes
Celles qui liront
Ces vers en rond
Leur front pensif
ou en attente
d’une pensée ouverte
qui les réjouit
Leur cœur battant
de joie ou de tristesse
d’amours contrariées
de peur de se défaire
Mais ceux et celles
Qui l’écrivent à la main
Sur papier de première
Avec grâce et lenteur
Deviennent aussi rares
Que lecteurs de Délie
ou de
L’adolescence clémentine
Soyons cléments
Ma plume
Que poème
Délie
Et mon corps à présent
Mis entre parenthèses
Laisse le somme enfin
Envahir son esprit
"Délie" Maurice Scève
"L’adolescence clémentine" Clément Marot
Merci à tous deux ! 🙂
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