samedi 22 février 2025

Je ne saisis pas tout


Je ne saisis pas tout du monde qui m’entoure.

Je ne saisis pas l’étrange aventure de la vie.

Je ne saisis pas « l’être-ange »

qui vient dans les rêves la nuit.

Je ne saisis pas le langage du petit être naissant.

Je ne saisis pas tous les symboles des anges de Paul Klee.

J’essaie de traduire le langage du bébé qui parle avec les yeux,

avec le corps, les petits bruits, les pleurs, les soulèvements de vie.



Il reste à traduire dans le noir.

Sans voir avancer quelque part.

Sans savoir ouvrir une porte

sur un vouloir qui se réduit



La saison d’hiver dépose sur le sol la glace que mon cœur ne sait pas fondre.

J’apprends à ouvrir les mains, à dessaisir, à me déprendre.

Je tente de désapprendre, de traduire l’invisible qui affleure sur la ligne d’horizon, 

lorsque le blanc très pâle, le jaune et le rose au soir tombant se mêle.

Je regarde la vie dans les lointains, sur un océan vert sombre, agité.

Je vogue sur une mer de brouillard, je ne saisis que du vent.



Au carrefour du temps, à la croisée des émotions

le corps est un volcan de feu et de glace.



L’oubli de l’origine et l’insaisissable devenir

me calcine comme une pierre noire



Dessin: Angel full of hope de Paul Klee










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