ne plus pouvoir écrire de poésie
le cœur meurtri par les échos de la guerre
pourtant je ne vis pas la guerre
mais savoir que tant de peuples souffrent
sont dévastés écrasés cela me poigne le cœur
c'est sans doute vraiment inutile de le dire
d'écrire quoique ce soit
comme le dit si bien
Wajdi Mouawad
"regarder de tous ses yeux l'obscurité,
approcher et lui opposer le récit
de ce qui, un jour se relèvera…
quoi dire d'autre, rien d'autre à dire…"
alors se dire qu'il faut continuer
d'écrire de la poésie
de dire que la vie veut se dire
encore et toujours
que personne aucune bombe
ne pourra tuer cela
comme le disent les poétesses et poètes d'Iran
Peinture de Pierre Soulages
L'outrenoir

2 commentaires:
Le mode s’écrabouille, se trucide, se déchire et toi tu continues, ignoré de Balzac et des lecteurs futiles, à produire tes vers de mirliton, faisant tourner à qui mieux mieux ta toton, toupie d’un rituel d’oubli des sinistres réalités.
Oui, mais, aussi, cependant, travailler la métaphore vive, ne pas admettre sa perte, persister dans ce chant baroque des piétinements, basse continue et oxymorons, au grand dam des écrabouilleurs en tout genre, des trucideurs, des faiseurs de guerres infâmes,
Coeur d’amour épris, écrit Matisse fatigué, finissant, en découpant ses papiers de couleur, oiseaux du jazz, signes en verve, manière pour quelques secondes précieuses de réparer les maux du monde, et d’en éloigner jusqu’au bout, les amoureux fervents et les savants austères.
Merci Dorio!
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