dimanche 15 mars 2026

Guerre





ne plus pouvoir écrire de poésie

le cœur meurtri par les échos de la guerre

pourtant je ne vis pas la guerre

mais savoir que tant de peuples souffrent

sont  dévastés écrasés cela me poigne le cœur

c'est sans doute vraiment inutile de le dire

d'écrire quoique ce soit 

comme le dit si bien

Wajdi Mouawad

"regarder de tous ses yeux l'obscurité,

approcher et lui opposer le récit

de ce qui, un jour se relèvera…

quoi dire d'autre, rien d'autre à dire…"

alors se dire qu'il faut continuer

d'écrire de la poésie

de dire que la vie veut se dire

encore et toujours 

que personne aucune bombe

ne pourra tuer cela

comme le disent les poétesses et poètes d'Iran


Peinture de Pierre Soulages

L'outrenoir









2 commentaires:

Dorio a dit…

Le mode s’écrabouille, se trucide, se déchire et toi tu continues, ignoré de Balzac et des lecteurs futiles, à produire tes vers de mirliton, faisant tourner à qui mieux mieux ta toton, toupie d’un rituel d’oubli des sinistres réalités.

Oui, mais, aussi, cependant, travailler la métaphore vive, ne pas admettre sa perte, persister dans ce chant baroque des piétinements, basse continue et oxymorons, au grand dam des écrabouilleurs en tout genre, des trucideurs, des faiseurs de guerres infâmes,

Coeur d’amour épris, écrit Matisse fatigué, finissant, en découpant ses papiers de couleur, oiseaux du jazz, signes en verve, manière pour quelques secondes précieuses de réparer les maux du monde, et d’en éloigner jusqu’au bout, les amoureux fervents et les savants austères.

estourelle a dit…

Merci Dorio!