Soleil de proie prisonnier de ma tête, Enlève la colline, enlève la forêt. Le ciel est plus beau que jamais. Les libellules des raisins Lui donnent des formes précises Que je dissipe d'un geste.
Nuages du premier jour, Nuages insensibles et que rien n'autorise, Leurs graines brûlent Dans les feux de paille de mes regards.
A la fin, pour se couvrir d'une aube Il faudra que le ciel soit aussi pur que la nuit.
Paul Eluard dans capitale de la douleur, poème intitulé Joan Miró – 1926
Tableau de Miró intitulé labyrinthe bleu

1 commentaire:
Nous avons fait la nuit ...
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