samedi 11 août 2018

Proud not primitive





Le 9 août était la journée des peuples autochtones mais c'est tous les jours qu'ils nous rappellent d'où nous venons et le sens du respect de la terre, le sens d'un avenir.


https://www.survivalinternational.fr/actu



dimanche 5 août 2018

Dans nos langues de Dominique Sigot (édition Verdier)






Dominique Sigaud est en dernière partie de l'émission  (à écouter!)


mardi 31 juillet 2018

Laisser naître





Se découvrir sans se saisir, se rencontrer sans se posséder et enfin apaiser, croiser son reflet. " Ne pas savoir où l'on va , accepter de s'en remettre à ce qui naît, accepter de se débarrasser de soi-même pour obéir à ce qui naît et le suivre dans sa fragilité." Une belle consigne de François Bon pour les ateliers d'écriture d'été. "S'extirper de soi-même, trouver une distance où l'écriture prend forme* ." Depuis quelques temps je n'écris plus, même pas de poésie. Est-ce cette impossibilité à prendre de la distance avec le vécu?  Je me sens traversée par mille flèches du réel et ne peux écrire cette douleur. J'ai fermé les portes et les volets. Les rouvrirai-je un jour ? cela est incertain et au fond qu'est ce que cela peut faire! Si on laissait ce fleuve intérieur rompre les digues que l'on a soi-même construites cela ferait un flot tellement violent qu'il dévasterait tout! Je ne sais trouver les mots qui canaliseraient ce flot. j'écris entre les murs et ce n'est qu'un murmure, telles ces recluses du temps jadis. La soif de partage étouffe la quête de poésie. Les mots deviennent ternes, inertes. Je me sens lasse et découragée. Accablée par ma désespérance, desséchée par le vent brûlant de l'été. Fatigue passagère ou vaine poursuite d'un vent éphémère qui transforme tout en poussière et assèche l'âme ? Est-ce  vanité ou restes de blessures narcissiques. J'ai si souvent désiré vous tendre la main à travers les pierres sèches et les cymbalaires de murailles. Il aurait fallu un lieu à soi que je n'ai pas su me donner. J'ai renoncé, renoncé.




François Bon




mercredi 25 juillet 2018

Lecture d'été





--C'est simple: les espèces déclinent et meurent. Il y a des chances pour que les civilisations extraterrestres aient disparu par elles-mêmes avant de réunir les moyens énergétiques, scientifiques et techniques de parcourir l'univers pour venir à notre rencontre. D'ailleurs il n'y a qu'a regarder. Tu as vu dans quel état on a mis la planète en moins d'un siècle ? Il est probable que toute civilisation épuise les ressources du lieu où elle se trouve et finisse par disparaître avant d'avoir pu accéder à une technologie qui lui permette de voyager dans l'espace intersidéral. Le problème n'est pas qu'il y ait ou pas des civilisations extraterrestres: il y en a certainement, et beaucoup. Le problème est qu'elles ne durent jamais assez pour aller à la rencontre les unes des autres...


...Nous naissons et sommes désorientés par l'impensable du réel: l'impensable de la puissance de la nature, de la force animale, de la profusion végétale, du ciel, des orages et des étoiles, l'impensable du temps qui s'écoule, du passé qui n'est jamais passé, du futur qui n'existe pas, l'impensable des destins individuels et de l'incroyable complexité des réseaux de causalité à travers lesquels tout s'organise, l'impensable absolu de la mort. Les rites, les religions et la magie avaient pour fonction de donner sens à tout cela, mais aujourd'hui on n'y croit plus. On vieillit et on n'en sait pas beaucoup plus. On meurt et on oublie tout.
           Telles étaient les pensées de Hoyt Stapleton ce jour-là allongé sur sa couche... 


vendredi 6 juillet 2018

dimanche 24 juin 2018

dimanche 17 juin 2018

Voix




                                     une voix oubliée suspendue
                                     des lèvres du conteur
                                     au creuset de l'oreille
                                     un chemin de silence